
SARL AU PASSE RETROUVE - SARL au capital de 7500 €
N° SIRET : 452 241 987 00018 - N° TVA Intracommunautaire : FR68452241987
Tél. Port. : + 33 (0)6 77 02 78 13 - E-Mail : contact@brocante06.fr

PASTOUR Louis
(1876 – 1948)
Louis Pastour, né le 26 juin 1876 à Cannes, et mort le 6 décembre 1948, est un peintre et poète français.
Peintre cannois, provençal, il s’inscrit dans le mouvement post-impressionniste au travers de sa propre technique, la peinture au couteau. Coloriste, peintre de la lumière, c’est avec une égale maîtrise qu’il aborde ses thèmes favoris : marines, fleurs et paysages.
Dès l’enfance, il exprime sa passion, son désir de peindre et sa vocation à fixer ses émotions face à la beauté de la nature et des paysages, par le jeu de la couleur, de la lumière et de la pâte.
La dureté de l’époque l’oblige à travailler dès l’âge de 13 ans comme ouvrier peintre. Il obtient une médaille d’argent aux cours de dessin de l’Association polytechnique de Cannes.
A 18 ans il monte à Paris. Ouvrier le jour, il suit les cours du soir à l’école des Arts décoratifs. Il progresse très rapidement, dessine d’après modèle et le dimanche d’après nature, avec sa boîte en bandoulière. Pour économiser ses brosses, il commence à peindre au couteau à palette. Cette technique lui sied à merveille, aucun enseignement théorique n’existant. Il exploite alors les moindres ressources de sa lame flexible, libérant tout son tempérament d’artiste.
De retour à Cannes, Louis Pastour épouse l’amour de sa vie, Magdeleine. De cette union naîtra un fils, Auguste, artiste musicien.
A 24 ans, il est délégué ouvrier à l’exposition universelle de 1900 à Paris. L’année suivante, il préside l’inauguration de l’Union des syndicats. Socialement très impliqué, il est à l’origine de l’institution du tribunal des prud’hommes de Cannes et des cours ouvriers. En 1902, Louis Pastour fonde l’Association des Beaux-Arts de Cannes (ABAC) avec un groupement ouvrier passionné d’art et crée une exposition annuelle des peintres du terroir.
Le 10 mars 1903 a lieu le vernissage du 1er Salon Cannois. Fort de ses succès, il ouvre à Cannes un commerce de couleurs et matériel pour artiste « A la palette de Rubens». Ce lieu d’échanges culturels devient le centre d’un mouvement artistique régional. Ducs et princesses fréquentent d’illustres artistes.
Il peint, chaque jour, dès l’aube, saisissant l’instant, la lumière, d’après motif. D’un caractère gai, chaleureux, il n’en est pas moins timide et discret.
C’est à l’initiative du maître Denys Puech, sculpteur, qu’il reçoit en 1911 les palmes académiques.
En 1912, il voyage et peint en Egypte. Fasciné par cet environnement sa peinture s’enrichit.
En 1913, il séjourne à Bruges avec son ami Georges-Emile Lebacq. La pluie, le brouillard inspirent sa palette.
Militaire durant la première guerre mondiale, il peint dès qu’il le peut.
Il expose pour la 1ère fois à Paris en 1920, à l’âge de 44 ans, dans les somptueux salons des Galeries Devambez. Sa voile rouge y fait flores. Il est d’emblée baptisé « Le Peintre du Soleil » (Lou Pintre dou Soulèu) et enchaîne les expositions en France et à l’étranger. La Capitale sera désormais un rendez-vous annuel pour le peintre Cannois. Il apporte au travers de ses toiles la lumière du midi, un flamboiement de couleurs, et tous les ingrédients de sa Provence inspiratrice.
Avide de voyages, de nouveaux paysages, il peindra au Maroc en 1923 et en Italie
en 1928. Mais c’est à Cannes, source d’inspiration infinie, qu’il revient inévitablement.
En 1928, on lui confie la décoration de la gare du funiculaire, dans la colline de
la Californie.
Les expositions dans les galeries cannoises sont permanentes. Dans
les années 1940, au Casino Municipal et à la Malmaison, elles sont organisées par
la galerie Arte, appartenant à ses amis Marguerite et Aimé Maeght, au côté de Jean-Gabriel
Domergue et Henri Lebasque.
Ses toiles seront acquises par différents musées, comme le musée du Louvre, le musée du Luxembourg à Paris, le Musée Chéret à Nice, le Musée Simu à Bucarest …
Sollicitée par les publicitaires, sa peinture illustrera les affiches des chemins de fer, l’agenda du PLM (Paris Lyon Méditerranée) et divers magazines.
Egalement poète, Louis Pastour publie dans « La Gazette » des articles sur la vie
locale, en provençal dans « L’Avenir » : Li Petet de la Pantiero (les Potins de la
Pantière*), histoires et galéjades Cannoises.
* Pantière : lieu-dit sur le port de Cannes, face à la Mairie et aux Allées de la Liberté.
Ambassadeur de sa Provence, ses œuvres, toujours très appréciées des collectionneurs, sont régulièrement vues dans les salles des ventes aux quatre coins du pays.
Il décède à Cannes le 6 décembre 1948, au sommet de sa gloire.
Une rétrospective consacrée à Louis Pastour eu lieu au Palm Beach de Cannes en 1974.
La dernière exposition organisée par la ville de Cannes s’est tenue en décembre 2008, pour les soixante ans de sa disparition.
